GROS CALIBRES, LE BLOG HORLOGER PAS TOUJOURS À L’HEURE.

Le Forban “Marseillaise” : la plongeuse française qui sort le grand jeu (sans se prendre trop au sérieux)

Published by

on

Il y a des montres qui sentent la mer. Et puis il y a celles qui sentent le port, les cordages, la tôle chaude au soleil, le sel qui colle… et ce petit côté “outil” qui te donne envie de vérifier l’heure même quand t’as rien à faire.

La dernière cartouche de Forban Sécurité Mer, c’est la Marseillaise. Une plongeuse “à l’ancienne” dans l’esprit, mais mise au régime dans les proportions, et surtout pensée pour être portée au quotidien, pas juste pour poser sur Instagram entre deux cafés.

Un boîtier “Monnin”, mais version 2025

Le cœur du délire, c’est le boîtier dit “Monnin” : un design iconique né à la fin des 70’s, associé aux plongeuses “pro” françaises et à toute une mythologie toolwatch (Heuer & co, puis réinterprétations modernes). Le Forban le revendique clairement : la Marseillaise remet ce boîtier au goût du jour, en restant fidèle aux codes.

Sauf qu’ici, pas de “grosse enclume vintage” : la marque a bossé les cotes pour que ça tombe mieux, notamment grâce aux cornes courbées.

Les proportions : une “Monnin” portable

Sur le papier, ça donne :

  • 40,8 mm de diamètre
  • 46 mm corne-à-corne
  • 11,95 mm d’épaisseur (avec verre)
  • Acier 316L, saphir plat, lunette unidirectionnelle 120 clics avec insert alu
  • 250 m d’étanchéité, couronne vissée
  • Entre-cornes 20 mm

Et là, on est sur un vrai move intelligent : ça garde le caractère, mais aucun côté “poêle à frire”.


Une vraie plongeuse : lisible, solide, cohérente

Cadran typé diver, aiguilles flèches, trotteuse lollipop (car on aime les sucettes chez Gros Calibres), et une luminosité annoncée en Super-LumiNova C3 sur certaines versions.

Bref : une montre faite pour vivre, pas pour faire semblant.

Boitier brossé et chanfreins polis, les finitions sont excellentes. Je ne suis généralement pas fan des lunettes en aluminium mais celle-ci, avec ses gradations gold, va super bien à la montre.


Le moteur : Sellita SW200, le choix “ça marche, point”

À l’intérieur : Sellita SW200 automatique, stop-seconde, date, environ 38 h de réserve de marche.

C’est pas le calibre le plus sexy du monde, mais pour une plongeuse à ce positionnement, c’est le choix sérieux : fiable, entretenable, et tu trouves des pièces sans invoquer un chaman.


Les versions : Abyss Blue, Onyx Black… et la collab “Made in Frank”

La Marseillaise existe notamment en :

  • Abyss Blue : ambiance profondeurs, dégradé noir/bleu, plutôt moderne.
  • Onyx Black : notre exemplaire, noir soleillé, vibe plus vintage (lume coquille d’œuf).

Et il y a aussi une série spéciale “Made in Frank” (Frank Sans C), cadran bleu marine soleillé + bracelet dédié.

Notre version de prêt Onyx Black, dispose d’un cadran du plus bel effet comme cette photo prise lors de notre escapade à Hong-Kong en décembre.

Le fonds de boite n’est pas transparent, on est sur une montre outil prête à partir à l’aventure. Vissé et gravé d’un octopus, c’est qualitatif,

Lume assez « standard », qui ne dure pas super longtemps sur notre exemplaire de prêt.

Couronne siglée avec le logo Forban Sécurité Mer.


Le truc qui change tout : le bracelet Dive Bund (FKM)

Grosse idée marketing… mais pas que : Le Forban pousse un Dive Bund en caoutchouc FKM, modulable (porté avec ou sans “pad” façon Bund). L’idée est de reprendre un classique militaire en le rendant vraiment “plongeuse-compatible”.

Tu peux aimer ou détester le look (c’est clivant), mais au moins ça a une personnalité. Et sur une plongeuse française à ADN 70’s : ça colle.


Prix & dispo : le bon “punch” sous les 1000 €

Les tarifs :

  • 940 € sur Dive Bund caoutchouc (notamment la “Made in Frank”)
  • 990 € sur bracelet acier

Présentée à We Love Watches (début octobre), où j’avais été reçu très gentiment sur le stand Le Forban Sécurité Mer, ce qui m’avait donné l’idée de cette article.


Ce que j’aime

Proportions modernes pour un boîtier “Monnin” : 46 mm de cornes à cornes, moins de 12 mm d’épaisseur, c’est bien vu.
250 m / 120 clics / saphir : vraie plongeuse, avec des specs full toolwatch.
Identité : le Forban ne copie pas “la plongeuse générique”, ils gardent leur vibe marine française.
Sous les 1000 € avec SW200 : c’est compétitif dans le marché actuel.

Ce que j’aime moins (parce qu’on n’est pas un communiqué de presse)

⚠️ 38 h de réserve : aujourd’hui, ça fait un peu “ancien monde” mais on ne va pas être trop sévère car Yema avec sa gamme intermédiaire équipe aussi du même calibre ses Superman, Diver et autre Navygraf Heritage ou ZRC sur ses plongeuses à plus de 2 500 €.
⚠️ Le Dive Bund : génial si tu adhères, sinon tu repasses sur acier direct (heureusement). Ce bracelet acier est un des plus qualitatif qu’il m’ait été donné de voir. Ses maillons se règlent via des vis et la mise à taille se fait super facilement. De plus, il dispose de pompes rapides. Un grand bravo !


Verdict

La Marseillaise, c’est exactement le genre de montre qui fait plaisir : une plongeuse française avec une vraie histoire de design, modernisée juste ce qu’il faut, vendue à un tarif encore intéressant, et avec un bracelet qui la rend immédiatement reconnaissable.

Si tu veux une toolwatch qui ne ressemble pas à 70% des plongeuses, et que t’aimes le sel et les boîtiers à caractère : celle-là mérite clairement une place sur ta shortlist.

Je tiens particulièrement à remercier, Jean-Sébastien COSTE, big boss de Le Forban Sécurité Mer, pour le prêt de cette montre. Je vous laisse le lien vers chez eux : https://leforbansecuritemer.com/en/la-marseillaise/


Mike


Laisser un commentaire