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Pierre Lannier x 10ATM BORA : le quartz qui voulait nous faire oublier qu’il était quartz

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Salut à toi jeune amateur de tocantes !

Aujourd’hui, on va parler d’une montre qui risque de provoquer quelques haussements de sourcils chez les intégristes de la roue d’échappement.

Une Pierre Lannier.

À quartz.

Voilà.

Normalement, à ce stade, deux ou trois lecteurs viennent déjà de fermer leur navigateur en marmonnant que Gros Calibres, c’était mieux avant.

Les autres peuvent rester, parce que cette Pierre Lannier BORA, développée avec Julien Laufer de 10ATM, est justement intéressante pour une raison simple : elle ne cherche pas à être autre chose que ce qu’elle est.

Une montre estivale, accessible, plutôt bien foutue et avec quelques idées suffisamment malignes pour mériter qu’on s’y attarde.

Et puis franchement, à 249 balles, on peut quand même lui laisser cinq minutes avant de sortir le goudron et les plumes.

Une collaboration qui a du sens

À l’origine de la BORA, on trouve donc Pierre Lannier et Julien Laufer, alias 10ATM.

Et là où certaines collaborations consistent essentiellement à changer la couleur d’une aiguille, coller le nom d’un influenceur sur le cadran et ajouter 300 euros à l’étiquette, la démarche est ici un peu différente.

Le nom 10ATM n’est d’ailleurs pas placardé partout.

Il faut chercher.

Et personnellement, j’aime beaucoup cette idée.

La BORA doit pouvoir être achetée simplement parce qu’elle plaît, sans nécessairement connaître Julien, sa chaîne YouTube ou même l’existence de cette collaboration.

Le clin d’œil est ailleurs.

Regardez l’index situé à 10 heures.

Au milieu du lume bleu des autres index, celui-ci s’illumine en vert.

10 heures.

10ATM.

Vous l’avez ?

Voilà.

C’est discret, c’est amusant et ça évite surtout le gros logo « COLLABORATION AVEC MACHIN » imprimé au milieu du cadran.

Merci.

39 millimètres : alléluia !

Commençons par les dimensions.

La BORA mesure 39 mm de diamètre pour seulement 10 mm d’épaisseur, avec une entrecorne de 20 mm.

Et rien que là, on peut déjà distribuer un bon point.

Parce qu’en 2026, certains fabricants semblent enfin avoir compris qu’une montre sportive n’a pas obligatoirement besoin de mesurer 44 mm et de dépasser de la manche comme un compteur Linky.

39 mm, c’est très bien.

Même très très bien.

La montre est compacte sans paraître petite, suffisamment présente pour conserver son côté sportif et ses proportions lui permettent d’être portée par énormément de poignets.

Pierre Lannier la présente d’ailleurs comme une montre mixte et, pour une fois, ce n’est pas uniquement du jargon marketing.

Au poignet, elle fonctionne.

Tout simplement.

Un vrai look de montre d’été

Visuellement, la BORA ne révolutionne évidemment pas l’histoire du design horloger.

Et alors ?

Son boulot, c’est de donner envie d’être portée en été.

Mission accomplie.

Le boîtier en acier encadre une lunette fixe en aluminium brossé et un cadran travaillé avec une texture embossée qui évite justement l’effet « montre quartz de bijouterie » que certains pourraient redouter.

Selon les versions, la finition du cadran change légèrement.

On retrouve cinq déclinaisons :

Vent Clair,
Lagon Céladon,
Grand Large,
Sunset Rouge,
et Nuit Noire.

Cinq couleurs, cinq ambiances et surtout cinq montres suffisamment différentes pour qu’on puisse réellement avoir une préférence.

Et évidemment, comme chaque fois qu’une marque sort plusieurs couleurs réussies, le problème commence quand on se dit :

« Finalement, la verte est pas mal… »

Puis :

« Putain, la rouge aussi. »

Et cinq minutes après tu es sur le site avec trois onglets ouverts.

Classique.

Du Gorilla Glass plutôt que du saphir

Sur le dessus, Pierre Lannier a choisi un verre Corning Gorilla Glass.

Oui, le nom vous dit quelque chose.

C’est la famille de verres que l’on retrouve notamment dans l’univers des smartphones.

Alors soyons clairs : à 249 euros, certains auraient probablement préféré voir apparaître le mot saphir dans la fiche technique.

Nous aussi.

Mais le choix du Gorilla Glass n’est pas non plus complètement idiot sur une montre qui se veut estivale et quotidienne.

Il offre une bonne résistance aux petits chocs de la vie courante et conserve une excellente transparence.

Ce n’est donc pas l’argument qui va nous faire acheter la montre, mais ce n’est certainement pas non plus celui qui va nous empêcher de le faire.

Couronne vissée et 100 mètres : tu peux aller dans l’eau

Et puisqu’on parle d’été, faisons immédiatement disparaître une question existentielle :

Oui, tu peux te baigner avec.

La couronne est vissée.

Le fond est vissé.

Et la BORA est donnée pour 100 mètres d’étanchéité, soit précisément 10 ATM.

Tiens donc…

Encore lui.

Attention toutefois : avec sa lunette fixe, la BORA n’a pas vocation à venir concurrencer une véritable plongeuse.

Ce n’est pas une tool watch destinée à aller inspecter l’épave du Titanic.

Et vu comment la dernière excursion s’est terminée, c’est peut-être mieux ainsi.

En revanche pour la piscine, la plage, les vacances, le bateau ou simplement oublier que tu portes une montre lorsque tu te jettes dans l’eau, les 100 mètres sont parfaitement cohérents avec le cahier des charges.

C’est une montre d’été.

Pas un ordinateur de plongée.

Le bracelet Tropic en FKM : très bon choix

Autre élément important sur une montre destinée à prendre le soleil, l’eau, la transpiration et éventuellement quelques mojitos : le bracelet.

Pierre Lannier a retenu un Tropic en FKM.

Et c’était probablement l’un des meilleurs choix possibles.

Le FKM est souple, confortable, résistant et bien plus agréable que certains bracelets silicone qui donnent l’impression de porter une chambre à air autour du poignet.

Il possède également des pompes rapides permettant de changer facilement de bracelet.

L’entrecorne de 20 mm étant totalement standard, les strap-addicts vont évidemment pouvoir commencer leurs expérimentations.

Vous êtes irrécupérables.

Mais surtout : regardez cette trotteuse !

Et maintenant, parlons probablement de l’un des trucs les plus sympas de cette BORA.

Son mouvement.

Attendez !

Revenez !

Oui, c’est du quartz.

Mais laissez-nous finir.

À l’intérieur, on trouve un Seiko VH31.

Et contrairement au quartz traditionnel avec sa trotteuse qui fait :

tic…

tic…

tic…

tic…

le VH31 fait avancer la seconde par quatre petites impulsions chaque seconde.

Résultat : visuellement, la trotteuse semble glisser sur le cadran.

Ce n’est évidemment pas la fluidité d’un mouvement mécanique à haute fréquence, mais à distance normale de lecture, l’illusion fonctionne vraiment bien.

Et surtout, cela change complètement la perception de la montre.

Parce que cette seconde glissante colle parfaitement à son cadran relativement travaillé et lui donne immédiatement un peu plus de vie.

On conserve parallèlement les avantages du quartz : tu poses la montre pendant quinze jours, tu la reprends et elle donne toujours l’heure.

Pas besoin de la secouer comme un Orangina avant de partir au boulot.

Le VH31 est donné pour environ ±15 secondes par mois avec une autonomie de pile tournant autour de deux ans.

Bref, pour ce type de montre, le choix est parfaitement cohérent.

Et il rappelle accessoirement qu’une montre intéressante n’a pas nécessairement besoin d’un mouvement mécanique.

Oui.

Nous venons bien d’écrire ça sur Gros Calibres.

Notez la date.

Et le lume ?

Là encore, il y a eu un petit effort.

Les aiguilles et les index reçoivent du Super-LumiNova, avec une émission bleue.

Mais comme nous vous l’expliquions plus haut, l’index de 10 heures se distingue avec une émission verte.

Petit détail supplémentaire rigolo : le logo présent sur la couronne reçoit lui aussi du Super-LumiNova.

Est-ce indispensable ?

Absolument pas.

Est-ce que ce genre de détail nous amuse ?

Évidemment même si cela ne rend absolument pas sur nos photos…

Et ce sont justement ces petites choses qui montrent que la montre n’a pas simplement été piochée dans un catalogue avant que quelqu’un choisisse cinq Pantone autour d’une table.

Fabriquée en France

La BORA est annoncée comme fabriquée en France par Pierre Lannier.

Rappelons que la marque est installée en Alsace et qu’elle fait partie de ces maisons françaises que les passionnés d’horlogerie mécanique regardent parfois un peu rapidement de haut parce qu’elle travaille historiquement beaucoup le quartz et possède une forte présence en bijouterie.

Pourtant, cette BORA montre quelque chose d’intéressant.

Une marque comme Pierre Lannier possède une véritable force industrielle et commerciale.

Et lorsque cette force rencontre quelqu’un issu du monde des passionnés qui vient mettre son nez dans les proportions, le mouvement, le bracelet, le lume ou l’étanchéité, on peut arriver à quelque chose de sacrément cohérent.

Alors, 249 euros ?

C’est évidemment là que la BORA devient réellement intéressante.

249 euros.

Pour ce tarif, on obtient :

un boîtier acier de 39 mm,

10 mm d’épaisseur,

une couronne vissée,

100 mètres d’étanchéité,

un bracelet Tropic FKM,

un verre Gorilla Glass,

un cadran travaillé,

du Super-LumiNova,

et un Seiko VH31 à seconde glissante.

On pourra toujours chercher ce qu’on aurait aimé avoir en plus.

Un verre saphir, par exemple, ou un fonds de boite un peu plus travaillé (même s’il est quand-même vissée).

Mais il faut aussi savoir regarder une montre en fonction de son prix.

Et à moins de 250 euros, l’ensemble tient sacrément bien la route.

Alors cette BORA, on valide ?

Oui.

Parce qu’elle ne promet pas la lune.

Elle ne nous raconte pas qu’elle a nécessité quinze années de recherche dans un laboratoire secret quelque part dans la Vallée de Joux.

Elle ne nous explique pas non plus qu’une légère modification de cadran mérite désormais un tarif à quatre chiffres.

La BORA est simplement une montre sympa.

Une vraie montre d’été.

Colorée sans devenir un jouet, suffisamment compacte pour être portée par presque tout le monde, suffisamment étanche pour ne pas paniquer devant une piscine et équipée d’un mouvement quartz qui possède un vrai petit truc visuel.

Et surtout, elle coûte 249 euros.

Alors évidemment, si ton plaisir horloger commence obligatoirement par un spiral, un échappement et 70 heures de réserve de marche, la BORA ne te fera probablement pas changer de religion.

Mais si tu veux une montre française sympa, originale, facile à porter, que tu peux emmener en vacances sans réfléchir et dont la trotteuse ne te rappelle pas toutes les secondes que tu portes du quartz…

La petite Pierre Lannier mérite clairement un essai.

Et merde.

Voilà maintenant qu’on aime une quartz.

Ils sont forts ces cons.

Pour rappel, voici le lien de notre review YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=fNmFW9NDW1Y

Et voici le lien chez Pierre Lannier : https://www.pierre-lannier.com/fr/notre-selection/montres-bora-pierre-lannier-collection-fabriquee-en-france.html


Mike


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